Le cancer du poumon est un problème de santé publique majeur, cette forme de cancer représente la cause de décès la plus fréquente chez les hommes et les femmes!
Personne n'ignore cependant la cause la plus courante du cancer du poumon: le tabagisme.
Le tabac provoque des maladies qui vont bien au-delà des poumons: des maladies du coeur, de l'essoufflement, des crises cardiaques, l'emphysème, la bronchite, les cancers du larynx et de la bouche, de la vessie, le cancer de l'estomac et, parfois, le cancer du sein.
Nous avons toujours entendu dire qu'arrêter de fumer réduirait le risque de développer un cancer du poumon.
L'arrêt du tabac pourrait également réduire le risque de cancer du sein et de leucémie.
Les patients ont toujours tendance à demander: "L'arrêt du tabac diminue-t-il les risques de cancer?"
Une récente étude menée par le Dr Y. Song et ses confrères de l'Université nationale de Séoul en Corée (Journal of Clinical Oncology, Volume 26, page 5101, 2008) apportent de nouveaux éléments de réponse.
Ils ont étudié des patients de 1992 à 2003. Les participants ayant réduit leur consommation de tabac, passant d'un tabagisme important (plus de 20 cigarettes par jour) à une consommation moindre (moins de 10 cigarettes par jour), ont vu le risque de cancer du poumon baisser de 37 pour cent.
Toutefois, même après l'arrêt du tabac:le risque de cancer du poumon reste encore élevé par rapport aux non-fumeurs.
Le taux du cancer du poumon chez les gros fumeurs est 9 fois plus élevé que chez les personnes n'ayant jamais fumé, et 5 fois plus élevé que chez les anciens fumeurs ayant arrêté le tabac depuis longtemps.
En diminuant la consommation de tabac, le risque de cancer du poumon est réduit de 32%, soit 2 fois plus que pour les personnes qui avaient cessé totalement de fumer, et 3,5 fois que les personnes qui ont arrêté de fumer depuis longtemps, et enfin 6 fois plus que pour les personnes qui n'avaient jamais fumé.
Pour d'autres types de cancer, tels que le cancer de la gorge, de l'œsophage, du rein et le cancer du pancréas, les risques n'ont pas été diminué pour les personnes ayant réduit leur consommation de tabac, mais ont été réduits de 37% pour les personnes ayant définitivement arrêté de fumer. Ces formes de cancers restent moins fréquentes si les patients n'ont jamais fumé.
Ces résultats sont importants que nous soyons nous-mêmes fumeurs ou ayons des proches fumeurs. En effet, les dangers de la fumée du tabac persiste bien après avoir éteint et écrasé une cigarette, selon une étude publiée dans la revue Pediatrics de janvier 2009.
La réduction du tabagisme, réduit immédiatement le risque de maladies cardio-vasculaires et les maladies pulmonaires, mais permet aussi de réduire le risque de cancer du poumon. Cela est d'autant plus vrai si le patient s'arrête totalement, mais le risque est également plus faible si le tabagisme est réduit.
N'hésitez pas à consulter votre médecin afin de lui demander conseil pour réduire votre consommation de tabac, entamer un sevrage tabagique et renoncer à la cigarette tout le restant de votre vie. Certes, ce combat n'est pas une mince affaire, souvenez-vous que presque tous les fumeurs veulent arrêter!
Force est de souligner que la plupart des études s'accordent sur le point de penser que la meilleure façon de cesser de fumer reste la motivation et la volonté du fumeur lui-même, combinées à une approche de soutien de l'entourage: le patient, la famille, les amis, et le médecin qui peut non seulement donner des conseils, mais peut aussi prescrire des médicaments pour vous aider à réduire le tabagisme.
Si un de vos proches ou parents fume, vous devez l'aider et l'encourager afin d'arrêter de fumer.
En lui offrant à votre soutien, en plus de son médecin, celui-ci réduira immédiatement le risque de souffrir de maladies liées au tabagisme.


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