Les enquêtes sur le stress au travail se sont multipliées ces dernières années, la focalisation effectuée sur le stress au travail semble marquer un phénomène soiologique plus global. L'analyse sociologique des causes du stress au travail peut permettre de comprendre un mal-être qui risque de devenir dans ls prochaines années un des principaux problèmes de santé publique.
De nombreux facteurs de stress: peur de l'avenir, difficultés d'adptation aux normes, rythmes élevés, agressions... peuvent justifier la concentration des chercheurs sur le stress. Pour autant ces facteurs ne sont pas spécifiques au monde du travail et font partie intégrante de notre quotidien.
Le stress au travail nourrit par le stress générlisé de la société
Les individus se comportent autant en agresseurs qu'en agressés; ils générent autant d'urgence qu'ils n'en subissent eux-mêmes, ils exigent de leurs proches et notamment de leurs enfants, des facultés d'adaptation, voire des performances, qu'ils n'attendent pas d'eux-mêmes, ils prolifèrent des incivilités en situation d'impatience, ils se plaigent du comportement des autres faisant fi de tout altérité positive.
La montée de la violence dans le monde du travail est concomitante aux pertes de solidarité et de lien social.
Du stress positif au stress négatif dans le travail: l'adaptation aux situations nouvelles
L'enjeu semble résider dans la capacité des travailleurs à s'adapter à des situations nouvelles. Le stress qui concrétise la mobilisation de nos ressurces physiqes et psychiques pour s'adapter deientnégatif à mesure que les ressources s'épuiset dans l'effort d'adaptation, d'ou des réactions de fatigue, de colère, d'anxiété, pouvant aller jusqu'à la dépression.
Le développement des sociétés indstrielles mis en cause dans le stress au travail
Or le développement des sociétés industriellles ou post-industrielles s'est considérablement accéléré ces dernières années. Il en a résulté une hausse du niveau de vie, mais aussi des mutations considérables sur le plan des modes de vie, de pensée et de travail d'ou le qualificatif d"'épidémie industrielle" appliqué au stress par certains éonomistes de la santé. D'autres y voient une conséquence de la course folle à la productivité qui génère des dommages soicétaux majeurs (pollution, vache folle) le stress étant alors le produit d'un dopage généralisé, voire parfois crée et encouragé par l'industrie pharamaceutique.
L'industrie scientifique pharmaceutique et médicale mise en cause dans le stress au travail
Le sociologue Alain Ehrenberg explique la dépression par l'évolution des valeurs et normes imposées par la société actuelle, obligeant l'individu à réussir par lui-même, d'ou un risque de dépression qui exprime alors la "fatigue d'être soi".
Dans la même optique, d'autres experts (P Pignare, Pouvoir des psychotropes, pouvoirs des patients, PUF, 1999 et D. Healy "A l'heure des ati-dépresseurs", Sciences Humaines, mai 2003) associent la croissance des patients dépressifs à un croyance suggérée conjointemeent par les sphères scientifiques, médicales et pharmaceutiques, selon laquelle toute souffrance peut être"étiquetée" et prise en charge médicalement.
Le stress serait donc sur le point de devenir un fléau majeur lié à notre mode de vie globale etppelantà ce titre une véritable politique de prévention et de santé publique. Ses conséquences pathologiques sont en effet sévères: qu'il s'agisse du cortège des maladies psychosomatiques, de leur degré de gravité, des différentes formes de fatigue, d'anxiété, d'épuisement et des conséquences physiologiques (cancers, maladies cardiovasculaires..), les dégats humains et écoomiques sont considérables.
Considérant que la France est le premier pays consommateur de psychotrope et d'anti-dépresseurs, il est légitime de s'interroger sur la réponse apportée par le médicament: elle est pour le moins ambivalente car, outre la dynamique de marché entretenue par l'industrie pharmaceutique, une nouvelle génération de médicaments est apparue visant non à soigner la dépression, mais à accroître les faultés d'adaptation de l'individu, participant ainsi d'un dopage rampant et en voie de généralisation. Ces médicments apparaissen omme des psycodynamisants (Prozac, sérotoinergiques, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine...) qui deviennent parfois indispensables dans la course efrénée aux résultats qu'ils soient scolaires, personnels ou professionnels.


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