La vitamine E et les suppléments de sélénium (oligo-éléments jouant un rôle clé sur le plan intracellulaire, sur le fonctionnement du système immunitaire, de la glande thyroïde…) n’aident en rien à prévenir le cancer de la prostate. En réalité, il existe des preuves scientifiques qui associe le risque accru de cancer de la prostate à la prise de supplémentation en vitamine E. Les chercheurs du National Cancer Institute (NCI) ont concentré leur recherches sur une partie importante qui composait l’étude et qui visait à déterminer si la vitamine E et le sélénium pouvaient contribuer à prévenir le cancer de la prostate.
Plus de 35 000 hommes âgés de 50 ans et plus, avaient pris l’un ou l’autre, ou bien les deux suppléments ou encore un placebo (faux médicaments, au sens où ils ne contiennent pas de produits actifs) lors d’une étude connue sous le nom de Select Trial.
Le National Cancer Institute a annoncé que des lettres ont été envoyés aux participants à l’étude, pour leur ordonner de cesser de prendre les suppléments en raison de résultats d’un examen précoce indiquant que, les compléments pris séparément ou ensemble, ne pouvaient prévenir le cancer de la prostate.
En fait, les données suggèrent que peu d’hommes qui ont pris seulement la vitamine E ont été réellement touchés par le cancer de la prostate tandis qu’un nombre de participants légèrement plus élevé ne prenant que du sélénium ont développer un diabète.
Le NCI insiste sur le fait que les résultats de l’étude ne sont statistiquement pas significatifs et ne constituent pas la preuve des risques encourus en prenant des suppléments. C’est simplement une coïncidence.
Jusqu'alors de petites études ont rapporté que la vitamine E et le sélénium pourraient contribuer à lutter contre le cancer de la prostate car ils sont composés d’antioxydants qui interfèrent avec les réactions chimiques capables d’endommager les cellules et l’ADN. Cela a conduit les chercheurs à poursuivre leurs études à plus grande échelle afin de déterminer quelles sont les réelles possibilités des résultats obtenus lors des travaux scientifiques précédents. L'échec des nutriments dans la réduction des risques de maladie qui s'ajoutent à celles s'attachant à l'élaboration de recommandations préventives dans l'alimentation visant à combattre le cancer de la prostate ainsi que d’autres maladies.
D’autres études sur les antioxydants et les compléments nutritionnels ne sont pas parvenues à confirmer leurs effets bénéfiques pour d'autres maladies, et plusieurs d'entre elles ont rapporté au contraire leur caractère nocif. En ce sens, certaines études montrent que le bêta-carotène augmente le risque de cancer du poumon chez les fumeurs au lieu de le diminuer, les conclusions établissent que la vitamine E élève le risque de maladies cardiaques alors qu’elle était supposer offrir des vertus préventives.
Les participants à l’étude continueront d’être suivis par les chercheurs trois ans après, dans le but de surveiller leur état de santé ainsi que pour effectuer des tests sanguins réguliers. Puisque les participants ne savaient pas s’ils prenaient un ou deux compléments ou bien un placebo (ce qui se produit habituellement dans les études en double aveugles), ils pourront le découvrir en interrogeant leur médecin.
Cependant, les chercheurs affirment que les résultats de l’étude seront plus précis si la majorité des hommes patiente pour obtenir leur réponse jusqu’à ce que le suivi soit complet.
Dans une déclaration, le Dr Eric KLEIN de la Cleveland Clinic dans l’Ohio, qui a travaillé sur l’étude a déclaré : «Alors que nous continuons à surveiller la santé de ces 35 000 hommes, ces informations peuvent nous aider à comprendre pourquoi deux éléments nutritifs qui se sont révélés probants dans la prévention du cancer de la prostate et ne l’ont pas fait ici ».
Le Dr Klein a aussi noté que « le message important pour les consommateurs, est que la prise de compléments, qu'ils s'agissent d'antioxydants ou autres, n’est pas forcément bénéfique et pourrait même être préjudiciable ». Et de rajouter ensuite que « vous ne devriez pas les prendre à moins qu'une rigoureuse étude scientifique en ait démontré l'avantage ».
Aux Etats-Unis, le cancer de la prostate représente la forme la plus courante de cancer chez les hommes après le cancer de la peau.
Selon l’American Cancer Society, la maladie touche 186 320 hommes, parmi lesquels 28 660 sont décédés en 2008.
La cause du cancer de la prostate n’est pas connue et il n’existe pas actuellement pas un traitement véritable, même si la maladie peut être bien gérée dans de nombreux cas. Certains travaux ont montré que le « finasteride », un médicament actuellement utilisé dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate, peut aider à prévenir le cancer de la prostate, mais les effets secondaires de ce dernier limitent son usage.
Si la vitamine E et le selenium ne semblent pas favoriser la prévention du cancer de la prostate, certains chercheurs, ont mis en avant que La masturbation diminuerait les risques de cancer de la prostate...


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