Hommes Santé

Maladie - La masturbation diminuerait les risques de cancer de la prostate


Published: Dimanche, 8 février 2009
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Rappelez-vous ces mises en garde adressées aux jeunes garçons par leurs mères sur les méfaits de la masturbation, en indiquant qu'elle pourrait les rendre sourds ou aveugles? Il s'avère que leur mère avait tort. Aujourd'hui, les chercheurs australiens affirment que la masturbation peut être bénéfique pour les hommes. Le risque de cancer de la prostate pourrait être réduit grâce à de fréquentes masturbations, selon une étude australienne effectuée auprès de 2250 hommes âgés entre 20 et 50 ans. Les chercheurs ont étudié 1000 hommes qui avaient contracté le cancer de la prostate, et 1250 hommes qui n'en souffraient pas. Ils ont constaté que la plupart des hommes qui se masturbaient affichaient le plus faible indice de cancer de la prostate et, en fait, ceux qui se masturbaient cinq fois ou plus par semaine étaient un tiers de fois moins susceptibles de développer un cancer de la prostate.

 

La masturbation aiderait davantage à se débarasser des substances chimiques cancérigènes que la pénétration

D'autres études ont souligné qu'une vie sexuelle hyperactive fait courir un risque plus élevé de contracter une maladie sexuellement transmissible (MST), ce qui pourrait augmenter en même temps  le risque de développer un cancer, première cause de mortalité dans le monde en 2010. Les chercheurs mettent en avant le fait que la masturbation, passe outre cet aspect négatif et, au contraire, aiderait à se débarrasser des substances chimiques cancérigènes plus efficacement qu'à l'occasion de relations sexuelles. Selon Graham Giles, du Centre d'épidémiologie du Cancer de Melbourne en Australie: «Plus vous rincez les canaux, moins les liquides endommageant les cellules risquent de s'accrocher ».

Leur théorie est basée sur une hypothèse observée dans plusieurs études faites sur des animaux, chez qui le stockage d'agents cancérigènes a été retrouvé dans le liquide séminal de la prostate lors de l'éjaculation. Le liquide séminal contient, entre autres choses, du potassium, de l'acide citrique qui pourraient avoir des propriétés cancérigènes en cas de stagnation dans les canaux de la prostate. Suite à cette théorie, les chercheurs australiens pensent que l'éjaculation fréquente permet de "laver" le pénis des agents cancérigènes situés notamment sur la glande, et ainsi diminuer le risque de contracter le cancer de la prostate. Sans l'évacuation par l'éjaculation régulière des agents cancérigènes, disent-ils, ils s'accumulent dans la prostate de l'homme.

Si l'activité sexuelle semble jouer un rôle préventif dans certaines maladies, à l'inverse, certains traitements et médicaments tels ceux administrés pour traiter la dépression peuvent provoquer la baisse de l'activité sexuelle et de la libido. Pour en savoir plus à ce sujet, rendez vous sur la rubrique SEXUALITE SANTE