Les résultats de mammographies, reconnus comme un outil de diagnostic pour le cancer, ont été publiés pour la première fois en 1967. Depuis cette
date, l'auto-examen des seins et la mammographie sont devenues incontournables dans le dépisatge du cancer du sein. L'objectif de la mammographie est la détection précoce du cancer du sein, mais cette technique n'a pas toujours été fiable car de faux positifs ou de faux négatifs surviennent dans certains cas.
Les médecins utilisent désormais de nouvelles techniques d'imagerie du sein pour diagnostiquer et confirmer l'existence d'un cancer. Breast Specific Gamma Imagining (BSGI) et la mammographie par Émission de position (PEM) reposent sur l'emploi de radio-traceurs pour détecter les cellules cancéreuses à la place des rayons X utilisés dans les mammographies.
Le traceur du BSGI est chargé positivement alors que les cellules cancéreuses sont chargées négativement. Le traceur est diffusé autour des cellules cancéreuses afin de les mettre évidence.
Le traceur du PEM utilise le glucose. Ce dernier est utilisé par toutes les cellules pour produire de l'énergie cependant les cellules cancéreuses ont besoin de plus d'énergie, donc de plus de glucose (traceur) mis en évidence sur l'image.
Le Dr Patrick Borgen, directeur du Brooklyn Breast Cancer Program au Maimonides Cancer Center à New York affirme " Je pense que c'est passionnant de ne plus être au stade de l'imagerie classique, en revanche la mammographie est la principale technique de dépistage du cancer du sein et aucun des tests n'est en mesure de la remplacer et devenir à son tour la pierre angulaire de la détection du cancer".
Ces tests se rejoignent. Borgen, qui n'était pas impliqué dans l'étude portant sur le BSGI non plus que celle ayant pour objet le PEM, a déclaré que ni l'une ni l'autre n'est disponible à ce jour et que les deux peuvent s'avérer coûteuses.
L'étude des deux procédures et de leurs résultats a été présentée lors de la réunion annuelle de la Radiological Society d'Amerique du Nord qui s'est tenue du 30 novembre au 5 décembre à Chicago.
Dans l'une des études, le PEM a été utilisé pour évaluer la façon dont la technique d'imagerie a eu une influence sur la densité des seins ou le statut hormonal auprès des 208 participantes atteintes du cancer du sein..
Le Dr Kathy Schilling, directrice de l'allaitement et des interventions au centre Breast Care à Boca Raton Community Hospital, en Floride, expose que le PEM immobilisait la poitrine mais ne la comprimait pas. Elle fut le principal auteur de l'étude et affirma également que les résultats ont été similaires ou meilleurs queceux émanant des IRM du sein. Elle estime que le PEM sera probablement autant utilisé que l'a été l'IRM du sein pour la seule raison qu'il a causé de nombreux faux positifs et des biopsies inutiles.
La deuxième étude portait sur un bilan des données de 159 femmes pour lesquelles une lésion suspecte à la suite d'une mammographie avait été observée. Les femmes avaient subi une BSGI utilisant la compression légère afin de capturer des images. Les tests ont révélé des lésions suspectes pour 29% des femmes, un tiers de ces lésions ont été jugées cancéreuses. Cette étude a été réalisée par Rachel F. Brem, du Georges Washington University Medical Center à Washington DC et ses collègues.
Le cancer du sein est le deuxième cancer après celui de la peau qui affecte lourdement les femmes aux Etats-Unis. Les experts s'accordent sur le fait que le meilleur moyen de diminuer la mortalité de la maladie reste celui de la détection précoce.
Le cancer du sein touche une femme sur huit en France (1), avec un risque particulier pour celles qui appartiennent à des familles dont plusieurs membres ont déjà été atteints par cette maladie, il est donc important pour les femmes de savoir qu'il existe, en matière de Dépistage du cancer du sein, d'autres tests à votre disposition
1- Evolution de l'incidence du cancer du sein de 1980 à 2000
(Chiffres tiré du BEH n°41-42/2003 de l'INVS)


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