Vous voulez un apport en calories bon marché ? Mangez de la Junk Food (nourriture addictive) ! Une étude menée par des chercheurs de l’université de Washington a montré qu’à calorie égale, la Junk Food coûte bien moins chère que les fruits et les légumes. D’autant que les prix de la Junk Food sont moins soumis à l’inflation et donc moins susceptibles d’augmenter.
En comparant les prix de 370 aliments vendus dans les supermarchés de Seattle, une ville des Etats-Unis, les scientifiques ont calculé le prix d’une calorie dans les aliments riches et gras comme les chips, les bonbons ou les pâtes au prix de la calorie dans les fruits et légumes.Les résultats montrent que 1000 calories contenus dans les fruits et légumes reviennent à 18.16 dollars (12,40 euros) alors que l’équivalent calorique issu de la Junk Food est seulement de 1.76 dollars, soit 1,2 euros. Manger équilibré revient donc très cher !
L’américain moyen dépense 7 dollars par jour en nourriture, une somme qui tombe à 4 dollars parmi la population plus défavorisée. Si l’on se réfère à cette étude, on constate qu’une alimentation à base de 2000 calories par jour constituée essentiellement de Junk Food reviendrait à 3,52 dollars (2,4 euros). En consommant uniquement des fruits et légumes, la somme nécessaire par jour serait de 36.32 dollars (24,8 euros).
« Les fruits et légumes sont en train de devenir des produits de luxe », note le docteur Drewnowski, le responsable de l’étude. Pendant les deux années qu’a duré l’étude, le prix des fruits et légumes a augmenté de 19,5% alors que celui de la Junk Food ne s’est accru que de 1,8%.
Selon le Dr. Drewnowski, directeur du Centre de Nutrition et de Santé Publique à l’Université de Washington, aux Etats-Unis : « Si vous n’avez que 3 dollars pour vous nourrir, votre choix se portera sur la nourriture qui vous fournira le plus de calories par dollar. De plus, la nourriture considérée comme bénéfique pour la santé coûte de plus en plus cher. Cette étude explique donc pourquoi l’obésité est plus fréquente parmi les personnes défavorisées. ».Cette étude est parue en décembre 2007, dans le « Journal of the American Dietetic Association ».


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