Y a-t-il de bonnes et de mauvaises façons de sauter un repas ? Jusqu’à présent, les études sur le sujet avaient apporté des résultats contradictoires. Une recherche récente vient de montrer que les conséquences sur la santé varient selon la manière et le moment où l’on saute ce repas.
Des recherches menées sur l’animal avaient déjà révélé que le fait de se nourrir par intermittence et de jeûner pouvait réduire l’incidence du diabète et améliorer les fonctions cardiovasculaires. D’autres ont prouvé que le jeûne chez les personnes obèses avait des effets bénéfiques sur leur métabolisme. En revanche, certaines études montraient une association entre le fait de sauter des repas et une santé médiocre.Deux nouvelles études permettent de mieux comprendre l’effet de la diète sur notre santé. La première étude, parue dans le journal Metabolism, en décembre 2007, a été conduite par des spécialistes du diabète de l’Institut National sur la Vieillesse (‘National Institute on Aging’) aux Etats-Unis. Les participants étaient des hommes et des femmes de 40 ans en bonne santé. Pendant deux mois, ils ont mangé trois repas par jour puis les deux mois suivants ont sauté les deux premiers repas de la journée. En fin de journée, entre 4 et 8 h ,ils étaient alors autorisés à manger un repas contenant autant de calories que la dose calorique usuelle lorsqu’ils faisaient trois repas réguliers par jour.
Comment ces gens s’en sont-ils sorti ? Pas très bien visiblement… Des changements métaboliques potentiellement dangereux pour la santé ont été notés, dont l’élévation du niveau de glucose à jeun et un retard de la réponse du système régulant la production d’insuline. Ces deux facteurs sont susceptibles de conduire au diabète.
En mai 2007, une autre étude sur le sujet est parue dans Free Radical Biology & Medicine. Des adultes en surpoids devaient manger normalement puis le jour d’après restreindre sévèrement la prise de calories. Ces jours-là, ils ne consommaient que 20 % de la dose calorique ingérée la veille. Cela représentait de 400 à 500 calories, à l’équivalent en calories d’un seul repas normal.
Comment les participants ont-ils évolué ? En fait, leur santé s’est améliorée. Neuf personnes sur dix s’en sont tenu aux recommandations. Au bout de deux mois, ils avaient perdu en moyenne 8 % de leur poids. Les symptômes asthmatiques se sont également améliorés, leurs niveaux de cholestérol et de triglycérides ont baissé. Enfin, plusieurs indicateurs ont montré une réduction de leur niveau d’inflammation.
Les chercheurs en ont conclu que sauter un repas dans le cadre d’un régime contrôlé peut améliorer la santé. Mais sauter des repas pendant la journée, pour ensuite manger en plus grosse quantité au dîner, peut entraîner des changements métaboliques dangereux pour l’organisme.

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