N'avez-vous jamais entendu une personne en surcharge pondérale utiliser l'excuse "c'est dans mes gènes" Selon une nouvelle étude publiée le 8 Septembre 2008 dans les Archives of Internal Medicine, ce n'est pas seulement une excuse, mais plutôt un fait bien avéré. Toutefois, ceux qui portent le gène de l'embonpoint appelé FTO qui pourrait conduire à l'obésité peuvent surmonter cette prédisposition génétique en se concentrant sur l'exercice physique.
Une récente étude portant sur une communauté Amish (un groupe religieux qui vit du travail de la terre comme nos ancêtres il y a 150 ans) a montré que, si le gêne de l'obésité existe bel et bien, il peut être combattu par 3-4 heures d'activité physique modérée par jour. 3-4 heures d'activité physique sont-elles finalement insurmontables? A l'instar de la communauté Amish qui consacrent leurs journées à une vie de famille bien remplie ainsi qu'à des travaux agricoles et manuels, n'hésitez pas à vous passer de votre automobile pour vous rendre quelquepart.
L'étude de la communauté Amish a porté sur 704 hommes et femmes en bonne santé âgés en moyenne 43 ans, équipés de podomètres pour mesurer les déplacements effectués pendant plus de sept jours. Les chercheurs ont également évalué des échantillons d'ADN et soumis les participants à des tests physiologiques. Un peu plus de la moitié des hommes et 63,7% des femmes présentaient de l'embonpoint. Près d'un tiers des femmes et 10% des hommes étaient obèses. Le docteur Evadnie Rampersaud, de l'université de Miami en Floride et ses confrères ont étudié 92 mutations SNP (Single Nucleotide Polymorphism), les polymorphismes d'un nucléotide simple, dans le gène FTO de l'obésité. Ils ont analysé les associations entre l'IMC, (indice de masse corporelle), l'obésité et l'activité physique mesurée par les accéléromètres.
Les 704 hommes et femmes ont été divisés en deux groupes en fonction de leur activité physique et les chercheurs ont évalué la relation entre leur IMC et les deux principaux SNP. Les chercheurs ont pu constater que les SNP ont été associés à l'IMC seulement auprès des Amish ayant une faible activité physique, âge et poids pris en compte, et ne subissaient pas les mêmes variations chez les Amish qui pratiquaient une activité physique plus élevée que la moyenne.
Les auteurs de l'étude rapportent que l'association entre les SNP du gène FTO et l'IMC a augmenté les risques de l'obésité dans la communauté Amish. Les gènes FTO associés à la prise de poids et l'obésité ont été relevés dans 30% de la population européenne, ce qui représente 3 kilos de masse corporelle en plus. Les auteurs de l'étude ont conclu qu'en outre, la masse de données recueillie est suffisante pour montrer que "La prise de poids résultant de la présence de cette prédisposition génétique est beaucoup plus faible et statistiquement insignifiante chez les sujets physiquement très actifs". Cette découverte offre des indices supplémentaires quant au mécanisme par lequel le FTO génère des changements dans l'IMC d'une personne.


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