Régime et Diététique

Régime alimentaire et recherche - Manger trop gras peut nuire à court terme à la santé de votre cerveau

By: Madeline Ellis
Published: Mardi, 18 août 2009
hamburger avec frites, graisses malbouffe.jpg

Printer Friendly

Text Size smaller bigger

 

En 1942, le nutritionniste Victor Lindlahr, fervent défenseur de l'idée selon laquelle dnous sommes ce que nous mangeons "You Are What You Eat": ou plutôt comment faire pour gagner et conserver la santé grâce à un régime alimentaire sain.

S'il n'a pas été le premier à proposer l'idée, son travail semble être le vecteur de la sensibilisation et la prévention du public.

Chemint faisant, les scientifiques ont commencé à en apprendre davantage sur la façon dont les aliments affectent le corps et l'esprit, l'idée a pris encore plus de mérite.

Aujourd'hui, nous savons que consommer des aliments à haute teneur en matières grasses à long terme, peut entraîner des problèmes comme l'obésité, les maladies cardiaques, le diabète, et une diminution de la capacité cognitive, pour n'en nommer que quelques-uns.

Mais une récente étude menée par des chercheurs de l'Université d'Oxford montre que quelques jours suffisent pour que l'excès de graisses alimentaires commencent à faire des ravages sur notre santé.

Pour en savoir plus sur les effets à court terme d'un régime alimentaire se caractérisant par une teneur élevée en matières grasses, les chercheurs ont mené une expérience sur 32 rats.

Les rongeurs ont été nourris avec un régime alimentaire à faible teneur en gras, soit 7,5 pour cent de matières grasses, durant deux mois. Ils ont été placés dans un labyrinthe à huit voies dont une s'achevait sur un mélange de lait concentré sucré permettant d'attirer les rats. L'objectif était d'inciter les rats à trouver le mélange, sans rentrer dans un couloir où ils avaient déjà été. Une fois que tous les rats ont maîtrisé le labyrinthe, celui-ci a été désinfecté avec de l'alcool, les obligeant à se fier à leur mémoire plutôt que leur sens de l'odorat.

Ensuite, la moitié des rats a été séparée pour suivre un régime alimentaire à haute teneur en matières grasses, précisemment de 55 pour cent de matières grasses, alors que le reste l'autre moitié a continuer de consommer le régime alimentaire à faible teneur en gras. Après 5 jours, les chercheurs ont relevé que les rats soumis à régime riche en graisse couraient 30 pour cent de moins sur le que leurs homologues, et lors du neuvième jour, ils couraient 50 pour cent de moins.

Les rats qui ont consommé le régime alimentaire élevé en matières grasses ont fait plus d'erreur dans le labyrinthe que l'autre groupe. "Nous nous attendions à voir des changements, mais peut-être pas si dramatiques, ni dans espace de temps si court", a déclaré l'auteur principal Andrew Murray, professeur de physiologie à l'Université de Cambridge en Grande-Bretagne."La rapidité des effets était vraiment frappante."

Les chercheurs ont constaté l'augmentation d'une protéine appelée uncoupling protein 3 UCP3 impliquée dans la thermogénese et les cellules musculaires chez les rats. Cette protéine aide les cellules en difficulté à puiser de l'oxygène requis pour fournir de l'énergie durant l'exercice, obligeant le coeur à travailler plus intensément.

Pour expliquer la baisse des fonctions cognitives à court terme, les scientifiques pensent que les aliments gras peuvent provoquer une résistance à l'insuline, ce qui signifie que le corps éprouve plus de difficulté à utiliser le glucose et le sucre dans le sang, un processus qui est important pour le fonctionnement du cerveau.

Le Dr Gerald Weissmann, rédacteur en chef de l'American Societies for Experimental Biology, qui a publié l'étude, note qu'"un long week-end passé à manger des hot-dogs, des frites, des pizzas peut représenter un régal pour nos papilles, mais peut nuire à nos muscles et notre cerveau".

Les chercheurs ont également effectué des études sur la haute teneur en matières grasses dans l'alimentation des jeunes hommes en bonne santé qui ont ensuite achevé l'exercice et les tests cognitifs.

Le Dr Murray a dit que si les données sont toujours au stade analytique, les effets à court terme d'un régime alimentaire gras pour les humains semblent être similaires à ceux relevés dans l'expérience menée sur les rongeurs. "Nous espérons que les conclusions de notre étude pourront aider les gens à prendre conscience de l'importance de la réduction de la teneur en matières grasses de leur consommation alimentaire journalière au profit immédiat de leur état de santé général, bien-être et concentration", a-t-il dit.

Voulez-vous être au fait de la recherche scientifique en matière de régime alimentaire pour perdre du poids, en gagner, ou tout simplement rester en bonne santé? Rendez-vous dans la rubrique Régime et Diététique