Les progrès de la science médicale nous permettent aujourd'hui de remettre des membres en place, de remplacer des organes et de fabriquer des enfants pour les femmes qui sont incapables de concevoir. Cependant, pouvoir prolonger la vie ou encore réparer les dommages du corps, n'est pas sans présenter un coût médical.
Le prix à payer pour les enfants conçus par insémination artificielle est qu'ils courent un risque deux à quatre fois supérieur de développer des malformations congénitales à la naissance que des enfants nés naturellement. Selon un rapport rendu par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux Etats-unis, les enfants conçus par fécondation assistée présentent une vulnérabilité accrue aux malformations cardiaques, aux maladies gastro-intestinales et à une malformation de la lèvre et/ou du palais dite fente labiale ou fente labio-palatine, également connue sous le nom du syndrome de Robin.
Dans une étude dont les résultats ont été publiés en à la fin de l'année 2008 sur la version en ligne de la revue Human Reproduction, des chercheurs se sont penchés sur une des techniques de fécondation assistée qui consistait au retrait de l'ovule de la femme, pour être fécondé avec des spermatozoïdes masculins en laboratoire et réimplanté ensuite dans le corps de la femme ou d'une autre femme, qui consent à porter l'ovule ainsi fécondé.
L'étude était centrée sur la fécondation in vitro (FIV) et l'injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), en revanche, seuls les effets de ces techniques après la naissance ont été analysés. Selon Reefhuis Jenni, Ph.D., qui a dirigé la recherche portant sur les malformations congénitales et la déficience intellectuelle mené par le CDC National Center, des risques élevés de malformations à la naissance sont déjà associés à des naissances multiples.
Dans une déclaration Reefhuis expose qu'"aujourd'hui plus de 1% des naissances est conçu au moyen de techniques de fécondation assistée et le nombre ne cesse d'augmenter." Il faut dire que le nombre d'enfants nés par insémination artificielle et présentant des malformations est encore faible. "Toutefois, il est nécessaire que les parents restent conscients des risques inhérents à ces techniques comme il s'agit pour toute prestation".
Au cours de l'étude, les chercheurs ont examiné les données cliniques des mères d'enfants nés entre le 1er Octobre 1997 et le 31 Décembre 2003. Il en ressort que 13.500 enfants sont nés avec des malformations à la naissance et 5000 enfants ont été exempts de malformations. Les mères ont été interrogées par téléphone entre six mois et deux ans après le jour de la naissance de leur enfant. Les bébés sont nés dans 10 États à travers les États-Unis: Arkansas, Californie, Géorgie, Iowa, Massachusetts, New Jersey, New York, Caroline du Nord, l'Utah et le Texas.
Parmi les enfants nés par insémination artificielle, le nombre de ceux qui avaient des anomalies cardiaques était multiplié par deux par rapport à la normale, celui des malformations de la lèvre ou du palais était quant à lui 2,4 fois plus élevé, tout comme celui de l'atrésie oesophagienne (défaut congénitale de l'oesophage) qui était 4,5 fois plus élevé et celui de l'atrésie ano-rectale (défaut congénital de la voie anale / rectale) qui était également 3,7 fois élevée que chez des enfants conçus naturellement.
Il convient de noter que cette étude ne prouve pas que la fécondation assistée soit à l'origine de malformations congénitales. Les auteurs soulignent en ce sens que "les femmes qui connaissent une baisse de la fécondité peuvent toujours avoir un risque plus élevé de donner naissance à un enfant qui naitra avec une malformation peu important la technique de fécondation utilisée." D'autres recherches permettront de déterminer si la fécondation joue réellement un rôle dans le risque de malformation congénitale à la naissance.
Que la grossesse résulte d'une fécondation asistée ou bien que celle-ci soit naturel, la femme enceinte doit prendre des précautions et a à sa disposition des techniques de prévention évolutives. En effet, en matière de Grossesse - Trisomie 21, malformations congénitales et néonatales: un nouveau test de dépistage sanguin sans danger pour le Foetus [1] sous forme de prélèvement ADN a récemment vu le jour.
Links:
[1] http://fr.healthnews.com/sante-famille/grossesse-naissance-enfant-parentalite/grossesse-trisomie-21-malformations-congenitales-et-neo