Tout le monde a déjà côtoyé quelqu’un touché par un cancer ou entendu parler de chimiothérapie et de radiothérapie, de leurs éventuels effets secondaires sur les patients. Une récente découverte laisserait espérer le développement d’un traitement dénué de ces effets secondaires indésirables.
Une équipe de chercheurs de l’Université du Kentucky aux Etats-Unis aurait mis au point une souris résistante au cancer en introduisant dans son ADN un gène découvert il y a quelques années dans les cancers de la prostate humains. Ce gène appelé Par-4 aurait un rôle dans le système corporel qui détruit les cellules endommagées ou défectueuses.
Après avoir introduit ce gêne dans les œufs d’une souris connue pour sa vulnérabilité aux cancers, l’équipe du Docteur Vivek Rangnekar a constaté que ce gène était non seulement actif chez ces nouvelles souris mais également chez leur descendance. Ces souris n’ont pas développé de cancer et ont vécu plus longtemps que leur congénères dénuées de Par-4. Contrairement aux traitements actuels contre le cancer, le gène présenterait l’avantage de ne détruire que les cellules atteintes, laissant indemnes les cellules saines.
Selon une publication américaine « Cancer Research » (édition du mois d’octobre 2007), les rongeurs génétiquement modifiés auraient développé une immunité à plusieurs formes de cancers dont le foie et la prostate. Les essais laisseraient également envisager des résultats prometteurs au niveau du pancréas du sein et de la gorge.
Si ces récentes avancées sont porteuses d’espoir dans la lutte contre le cancer, Rangnekar admet que d’autres recherches sont nécessaires avant d’aboutir au traitement sur l’homme. « Je me concentre désormais sur les possibilités dans le traitement des patients » explique Rangnekar. « Lorsque l’on voit ce par quoi passent les patients, y compris le traitement, c’est motivant. Traiter efficacement le cancer en évitant les effets secondaires, serait une percée majeure. C’est arrivé sur des animaux, c’est déjà merveilleux ».
Ces espoirs sont bienvenus. La récente publication d'un article initulé « Causes médicales de décès en France en 2004 et leur évolution depuis 1980 » (INVS) dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, rappelle que le taux de décès dus au cancer n’a que très peu reculé ces 20 dernières années. Ainsi, ce taux passe devant les maladies cardio-vasculaires et figure en première position des causes de mortalité en France.
Santé Famille
Une souris génétiquement modifiée contre le cancer
Published: Mercredi, 16 janvier 2008


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