Le Docteur J. Bentley Bobrow, et ses collègues de la Clinique Mayo à Scottsdale, en Arizona, ont cherché à savoir si le traitement des crises cardiaques avec une nouvelle méthode, MICR ( réanimation cardiaque interrompue de façon minimale par les services médicaux d'urgence, permettrait d'améliorer le taux de survie des arrêts cardiaques hors milieu hospitalier). Le protocole MICR a été évalué, à partir de la formation de 60 services du personnel médical d'urgence du corps des sapeurs-pompiers dans deux régions métropolitaines de l'Arizona qui ont participé à l'essai cette nouvelle méthode. Les résultats de l'étude ont été obtenus en comparant le taux de survie des patients qui ont effectivement reçu MICR avec celui des patients ayant reçu un protocole standard avancé d'assistance à la vie.
Il résulte de l'analyse de ce protocole que la survie global suite à l'épisode d'arrêt cardiaque, à la sortie de l'hôpital, a eu lieu pour 69 des 1799 patients (soit 3,8%) qui n'ont pas reçu MICR et pour 60 des 661 patients (soit 9,1%) qui ont reçu MICR. Le bénéfice étant plus grand pour les patients présentant une fibrillation ventriculaire avec un rythme cardiaque susceptible de recevoir un choc. La survie de ces patients est passée de 4,7% à 17,6%.
Avec cette nouvelle méthode, les premiers intervenants se désintéressent des premiers pas suivis dans le protocole standard: l'intubation (l'insertion d'un tube dans la trachée) pour la ventilation et livrer un choc au moyen d'un défibrillateur. Intuber le patient et attendre que le défibrillateur procède à une analyse prend un temps, dont la victime d'un arrêt cardiaque ne dispose absolument pas et qui peut lui être fatal. Les secouristes utilisent encore le défibrillateur pour, mais plutôt que d'attendre que l'appareil rende compte du rythme cardiaque, les intervenants peuvent commencer à dispenser les gestes de secours de rapidement.
MICR se concentre sur l'optimisation du flux sanguin vers le cœur et le cerveau à travers une série d'interventions coordonnées, comprenant:
- Une première série de 200 compressions ininterrompues du thorax
- Une analyse du rythme avec un choc unique
- 200 compressions thoraciques immédiatement après le choc avant analyse de contrôle du pouls ou ré-analyse du rythme
- Le début de l'administration d'épinéphrine (adrénaline, utilisé pour stimuler le cœur)
- Le retardement de l'intubation endo-trachéale (ventilation des poumons à l'aide d'une trachée).
- Le succès de la méthode MIRC est crédité à la constante, sans interruption compressions thoraciques. Les compressions thoraciques sont capitales, car elles permettent d'approvisionner le cerveau en oxygène et ainsi éviter des lésions cérébrales qui peuvent être irréversibles.
Cette procédure est destinée à être utilisée uniquement par le personnel des services d'urgence, les témoins d'un arrêt cardiaque doivent effectuer un massage cardiaque (compressions thoraciques et insufflation) jusqu'à l'arrivée des secouristes.
Depuis le décret du 4 mai 2007, toute personne même non médecin, est habilité à utiliser un défibrillateur automatisé externe (aussi bien semi-automatique qu'entièrement automatique).
Les arrêts cardiaques hors services hospitaliers, représentent la deuxième cause de décès aux Etats-Unis, prenant la vie à 490 000 Américains chaque année. Selon l'Académie nationale de médecine, le taux de survie chez les victimes d'arrêt cardiaque hors milieu hospitalier est inférieur à 3% en France.
Avec cette nouvelle méthode utilisant MICR, vient alors un nouvel espoir de voire des milliers de vies sauvées chaque année.


Health News
Salute Magazine
Новости Здоровья

