Le col de l'utérus est la partie inférieure de l'utérus dans la continuité du vagin. Les symptômes peuvent se manifester par des saignements provoqués lors des rapports sexuels ou de la toilette. Ces saignements ou des pertes peuvent également être spontanés, des douleurs pelviennes peuvent également se manifester. Mais ces symptômes sont souvent inexistants et le cancer du col de l’utérus est fréquemment diagnostiqué lors d’un examen vaginal.
La colposcopie (examen direct) peut mettre directement en évidence des lésions suspectes. Mais seul le prélèvement de cellules superficielles au niveau du col de l’utérus et leur analyse au microscope permettra de déceler la présence de cellules cancéreuses. Seul moyen fiable de dépistage, le frottis doit être effectué chez la jeune femme dés les premiers rapports sexuels. A l’aide d’une petite spatule en bois le médecin recueille des cellules, c’est indolore. Le frottis cervico-vaginal est recommandé une fois par an les deux premières années et sera ensuite généralement reconduit tous les trois ans (se conformer à l’avis du médecin). Cet examen régulier doit être poursuivi tant que l’activité sexuelle existe. Il est d’autant plus important que les spécialistes s’accordent à dire qu’un dépistage précoce permet de guérir une très large majorité des patientes.
Les facteurs de risque
Les premiers rapports sexuels précoces, les partenaires multiples et l’infection du ou des partenaires par le Human papilloma virus (HPV) constituent les principaux facteurs de risques.
Le Human papilloma virus est le principal incriminé, il entraînerait le développement anormal et la croissance incontrôlée des cellules. La contamination s'effectue à l'occasion de rapports sexuels non protégés. Pour les spécialistes, la plupart des personnes ayant une activité sexuelle sont en contact avec ce virus. Bien que le système immunitaire parvienne généralement à éliminer spontanément l'infection virale, 1 à 2 % des femmes contaminées pourraient développer un cancer du col de l'utérus.
Un vaccin contre le Human papilloma virus existe depuis peu. Arrivé sur le marché Français fin 2006, il est aujourd’hui conseillé aux adolescentes et jeunes femmes de 14 à 25 ans. Toutefois, bien qu’il protège des deux HPV en cause dans la grande majorité des cancers, selon certains spécialistes, il peut avoir un effet pervers. Des jeunes femmes se croyant protégées pourraient faire l’impasse sur les depistages réguliers. Par ailleurs, il est important de noter que sa récente mise sur le marché ne permet pas de garantir la durée de sa protection au-delà de cinq ans. Ainsi, la vaccination ne dispense pas des examens de contrôles réguliers qui constituent encore la meilleure protection contre ce cancer.
A l’occasion de la semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus, mercredi 23 janvier 2008 une ligne téléphonique (anonyme) répondra à toutes les questions relatives au papillomavirus et au cancer du col de l’utérus.
- 0 820 366 110 - le mercredi 23 janvier, de 9 heures à 19 heures (numéro indigo : coût d'un appel local)
Ce service anonyme est proposé par l'AGOF (l'Association des Gynécologues Obstétriciens en Formation), sous l'égide du CNGOF (Collège National des Gynécologues Obstétriciens de France).


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