L'infidélité serait-elle génétique?
C'est en tout cas ce qui ressort d'une nouvelle étude publiée dans l'édition de septembre 2008 des travaux de la National Academy of Sciences, dans laquelle un groupe de scientifiques expose qu'une variation de gène pourrait bel et bien déterminer la monogamie chez l'homme.
Chaque cellule du corps humain contient environ 25 000 à 35 000 gènes qui transportent des informations pour déterminer nos traîts personnels; des cheveux raides ou bouclés, des jambes longues ou courtes et même la manière dont nous sourions et rions.
Chaque gène joue un rôle propre, mais que se passe-t-il lorsque ces derniers ne fonctionnent pas correctement ou viennent à se modifier?
Les chercheurs pensent que la modification ou la mutation des gènes peut être mise en cause pour les problèmes pulmonaires, des cancers et de nombreuses autres maladies. And now, scientists believe a certain gene variant may be linked to marital monogamy.
Les chercheurs de l'Institut Karolinska à Stockholm, en Suède, sous la direction du généticien Hasse Walum, ont commencé leur recherche après avoir été intrigué par une étude montrant que, une variation génétique chez les campagnols, une espèce de rongeurs qui ressemble aux souris, avait eu une incidence sur leur accouplement. "Peut-être que ce même gène a une incidence sur l'homme," dit Walum.
Pour cette étude, l'équipe de chercheurs a examiné 552 jumeaux suédois et leurs partenaires durant au moins cinq années consécutives. La plupart (82 %) étaient mariés, et 18 % vivaient en concubinage, mais n'étaient pas mariés. Outre des tests ADN, les participants ont également du répondre à un questionnaire destiné à établir une estimation de leur attachement à leur conjoint.
Les hommes qui portaient ce gène appelé allèle 334, n'étaient pas plus susceptibles d'être mariés que les hommes qui ne portaient pas ce gène. Et les hommes transportant deux copies de l'allèle étaient deux fois plus susceptibles de connaître un dysfonctionnement de leur mariage, y compris une menace de divorce.
"15% des hommes dépourvu du gène 334 allèle ont signalé une crise conjugale, alors que 34% des hommes qui transportaient deux copies de allèle ont signalé avoir traversé une crise matrimoniale", selonles chercheurs. Les partenaires des hommes sans variation du gène ont indiqué être plus satisfaits de leur relation.
L'équipe n'explique pas clairement comment agit ce gène sur le comportement de l'homme, mais estime cependant qu'il interagit avec sa capacité à communiquer et à exprimer de la compassion.
Toutefois, Walum souligne que des études plus approffondies devraient être menées afin d'analyser également d'autres facteurs qui conditionnent le comportement matrimonial de l'homme, dont notamment sa culture, sa religion, ses antécédents familiaux et sa santé.
Alors, aviez-vous une excuse génétique d'avoir trompé votre époux? Les experts disent que "pas du tout." Toutefois, conscient que vous avez la variation génétique peut fournir l'occasion de traiter, de la même façon qu'une personne qui souffre d'addiction.
Et tout comme un alcoolique qui évite les bars et les magasins d'alcools, les gens qui pensent qu'ils sont génétiquement infidèles devraient éviter les situations qui les exposent à la tentation, comme un covoiturage régulier avec un collègue du sexe opposé ou sortir dans des clubs et des bars de nuit sans son conjoint.


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