Fatigué dans la journée, il vous arrive fréquemment de somnoler ou de vous endormir devant la télévision, vous rencontrez des difficultés pour soutenir votre attention. Si de surcroît votre entourage se plaint de vos ronflements, il s’agit peut-être de l’apnée obstructive du sommeil.
Cette maladie respiratoire chronique méconnue touche 2 à 4 % de la population adulte.
Le syndrome d’apnées du sommeil (SAOS) est nettement associé aux ronflements. Normalement, les muscles qui contrôlent le voile du palais et la langue maintiennent les voies aériennes ouvertes afin d’autoriser la respiration. Chez le ronfleur, ces muscles tendent à se relâcher allant même parfois jusqu’à fermer complètement les voies respiratoires.
De nombreux autres facteurs jouent sur la prévalence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil. L’obésité et l’âge (surtout après 60 ans) sont des facteurs de risques importants. Si les hommes présentent plus de risques, les études confirment le rôle des hormones notamment par l’augmentation de SAOS chez la femme après la ménopause.
Selon une enquête de terrain récente, les apnées nocturnes observées par l’entourage concordent également avec la consommation d’alcool, ce phénomène serait expliqué par un effet direct de l’alcool sur les muscles dilatateurs du pharynx. Le tabac n’est pas en reste, en concordance entre une association tabagisme et ronflements, on trouve un proportion significative de fumeurs atteints du SAOS.
L’hérédité ainsi que l’origine ethnique pourraient être mis en causes. L’hypertiroïdie et le diabète sont fréquemment associés au SAOS.
Par ailleurs, il est important de préciser que l’utilisation de certains médicaments comme les bêtabloquants ou les benzodiazépines (somnifères, anxiolytiques…) aggravent le syndrome d’apnées obstructives du sommeil.
Qu’est ce que c’est ?
Le Syndrome d’apnées obstructives du sommeil consiste en une obstruction périodique des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil. De nombreux arrêts de la respiration entraînent une baisse de l’oxygénation du sang.
Après quelques secondes, le cerveau réagit au manque d’oxygène et envoie une alerte pour que le corps reprenne sa respiration normale. Ces micros-éveils peuvent se reproduire fréquemment au cours de la nuit, bien souvent sans que l’on s’en aperçoive, entraînant ainsi une importante fragmentation du sommeil. Son efficacité s’en trouve ainsi gravement diminuée.
Outre la perte d’efficacité du sommeil et la fatigue qui en découle, la baisse du taux d’oxygène dans le sang, présente des risques importants pour la santé. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil aggraves les maladies coronaires infarctus, angine de poitrines…)
Son diagnostic repose sur des techniques d'enregistrement du sommeil, la polygraphie de sommeil. Ces enregistrements se font en milieu hospitalier mais peuvent également se pratiquer à domicile.
Le traitement de référence consiste en une ventilation en pression positive continue. Pendant le sommeil, le patient de respire de l’air pressurisée au moyen d’un masque. L'air pressurisé empêche la fermeture des voies aériennes durant le sommeil. De nombreux malades en sont contents et sentent un réel changement à l’usage du traitement.
Dans d’autres cas, « orthèse d’avancée mandibulaire » espèce d’appareil dentaire en plastique, permet de maintenir la langue et la mâchoire inférieure en avant. Ainsi les voies respiratoires restent ouvertes à une meilleure respiration. La réduction du voile du palais réduisent les ronflements mais semblent toutefois peu efficace sur les apnées.


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