Provenge, un vaccin contre le cancer de la prostate encore au stade expérimental, a obtenu de bons résultats aux tests requis pour l’approbation finale de mise sur le marché délivrée par la Food Administration FDA aux Etats-unis.
Plus de 40 000 hommes en France sont touchés par le cancer de la prostate.
Le cancer de la prostate constitue un fléau en Europe et outre-Atlantique.
Plusieurs traitements sous forme de chirurgies ou de chimiothérapies ont vu le jour pour soigner le cancer de la prostate.
Aujourd’hui, il semblerait qu’un nouveau vaccin fabriqué par DENDREON dénommé Provenge, s’ajoute à cette liste.
Mitchell Gold, PDG de DENDREON, a déclaré qu'il est raisonnable de supposer que le vaccin devienne une petite révolution pour ceux qui souffrent de cancer de la prostate et une promesse dans le domaine plus général de lutte contre les maladies auto-immunes.
Provenge ne vise pas prévenir le cancer de la prostate comme les vaccins classiques. Il est administré par perfusion et vise à stimuler le système immunitaire pour combattre le cancer de la prostate à un stade avancé, même si ce dernier ne répond pas aux anti-androgènes.
En 2007, le comité consultatif de la FDA a émis un avis favorable parce que la FDA a approuvé le nouveau vaccin.
A cette époque, la FDA avait toutefois insisté sur la nécessité de recueillir davantage d’informations pour comprendre de quelle façon ce vaccin pouvait apporter sa pierre à l’édifice.
Cette invitation a trouvé écho dans une nouvelle étude réalisée sur près de 512 hommes atteints du cancer de la prostate à un stade avancé.
Les participants étaient tous atteints de cancer métastatique androgéno-indépendant, ce qui signifie que le cancer s'est propagé et qu’il n’a pas répondu aux anti-androgènes.
Selon l'étude, la survie globale était significativement plus élevée auprès des patients qui avaient reçus le vaccin anti-cancer de la prostate Provenge, que ceux qui ont été traités avec un placebo.
Les résultats de l'étude ont été qualifiés par le consensus scientifique comme étant particulièrement important afin de lutter contre le cancer de la prostate.
Gold était convaincu qu’en vertu de cette nouvelle étude Provenge deviendra une thérapie phare pour traiter les hommes atteints du cancer de la prostate métastatique androgéno-indépendant.
Gold rappelle qu'aucun effet indésirable n'a été relevé lors des expériences réalisées, et que les seules effets indésirable sont des maux de tête, essoufflement, de la fatigue, des tremblements, mais avec des symptômes de faible intensité, qui disparaissent environ deux jours après l'administration du vaccin.
La société DENDREDON soumettra son plan de vaccinnation à la FDA au dernier trimestre de 2009, après quoi, la FDA disposera d’un délai de six mois pour examiner et contrôler tout le matériel.
Si le vaccin anti-cancer de la prostate Provenge semble offrir beaucoup d’espoir aux patients, reste à ce dernier d’obtenir l’autorisation de la FDA, mais également pour nous français de récolter le seing de l’AFSSAPS (l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé)


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